La biologie médicale hospitalière : une fonction en pleine évolution !

La biologie médicale hospitalière : le moteur silencieux de l’hôpital.
Transparente aux yeux du grand public, et pourtant, sans elle, aucun diagnostic fiable, aucune décision thérapeutique éclairée, aucune prise en charge sécurisée…
C’est là, dans les coulisses, que se joue une grande partie de la médecine d’aujourd’hui.

Fonction support des services de soins des établissements de santé de tout type, la fonction biologie médicale participe à la qualité des prises en charge, tout comme elle est sources de dépenses. C’est donc une fonction cœur à l’hôpital, qui fait face à des enjeux d’ampleur et qu’il ne faut pas oublier !

Les défis d’actualité de la fonction de biologie médicale des établissements de santé sont nombreux. Retrouvez tous nos articles sur le sujet :

🖋️Maitrise des prescriptions

🚑 Gradation territoriale des capacités de production d’examens

📉 Baisse de la nomenclature 

💉 Développement de l’activité des centres de prélèvements

La maitrise des prescriptions 🖋️

Quelle est la situation dans les établissements de santé ?

Enjeu difficilement mesurable, il génère un impact majeur sur l’activité du laboratoire, et, en définitive, sur le coût de la fonction biologie pour l’établissement. Le coût des bilans effectivement utiles à la prise en charge des patients se voit augmenté en cas de surprescription. Et pourtant, une situation de surprescription impacte favorablement le calcul du coût du B…

Le sujet peut donc être complètement masqué !

Des écarts très importants peuvent être constatés au niveau des pratiques médicales entre établissements comparables, avec, annuellement, des impacts économiques (de 6 à 7 chiffres) et écologiques (en centaines de tonnes de CO2) conséquents à l’échelle d’un établissement

Benchmark des volumes d’activité prescrits au regard du capacitaire

Quels sont les leviers pour lutter contre la surprescription ?
Les urgences sont des services très prescripteurs de bilans de biologie médicale. Leur surprescription a donc un impact décuplé. Ils peuvent et sont régulièrement pour partie responsable, lorsque la surprescription est avérée dans un établissement. Dans ces services, la surprescription a notamment des causes organisationnelles :
1. Prescriptions pour les services avant hospitalisation
2. Bilans biologiques types ou préremplis
3. Prescriptions anticipées par les IDE

Les services d’urgences sont par conséquent un des premiers leviers à explorer pour maitriser les prescriptions de biologie de son établissement.

Au-delà des urgences, de la surprescription peut provenir de n’importe quelle unité de soins. La recherche d’atypies dans les prescriptions, service par service, peut permettre d’identifier des pistes de travail et de matérialiser rapidement des avancées sur le sujet.

L’impact du secteur de la santé sur l’environnement

Depuis quelques années, le secteur de la santé est à son tour pointé du doigt pour sa consommation énergétique et son impact carbone. Publications de l’ADEME, du Shift Project, objectif Ségur de la Santé de créer 150 postes de conseillers en transition énergétique et écologique, accompagnements ciblés par les ARS, par l’ANAP, etc. Autant d’actualités qui prouvent que la dynamique de transition est enclenchée dans le secteur. De plus en plus d’établissements et de groupements hospitaliers se lancent dans des mesures de réduction de leurs gaz à effet de serre, créant un cercle vertueux qui montre qu’il est possible d’agir.

Logistique de bloc opératoire : repenser l’efficience et la sécurité grâce au conseil

Dans de nombreux hôpitaux, la logistique de bloc opératoire repose encore sur des pratiques manuelles : commandes papier, suivi empirique des consommations, absence de traçabilité des dispositifs médicaux. Ces méthodes, souvent qualifiées d’inefficientes et risquées, ne permettent plus d’assurer la performance attendue d’un service aussi stratégique que le bloc.